Menu

Rapport d'activité 2015

Rechercher

Nos principaux bailleurs

La coopération médias voulue par la France et confiée à CFI par le ministère des Affaires étrangères et du développement international est alimentée par trois ressources complémentaires :

  • Une subvention annuelle traduit le volontarisme public ainsi que le souhait d’agir en profondeur dans la durée. La lisibilité qu’offre la programmation par périodes de trois ans permet de poursuivre des objectifs de moyen terme, de suivre l’actualité et d’accompagner la politique française d’APD concentrée autour de quelques pays prioritaires.
  • Des commandes publiques complémentaires illustrent les échanges permanents avec les directions politiques du ministère qui pilotent les engagements français en fonction de l’actualité. Ces efforts ponctuels relèvent de logiques de crise ou de sortie de crise pendant lesquels les Etats initient les processus de reconstruction et soutiennent les efforts de stabilisation.
  • Enfin, les bailleurs multilatéraux (Union européenne et UNESCO principalement) fixent des priorités tant géographiques que thématiques qui regroupent les projets les plus pertinents et financent leur déploiement sur de plus grandes échelles.

Elargir le périmètre d’intervention grâce à d’autres financements

Les principales agences européennes de développement médias agissent sur ce modèle. Les Britanniques, Allemands, Danois, Hollandais et Suédois, tout comme les Français, travaillent autour des mêmes priorités de renforcement des gouvernances par des actions de proximité qui associent de plus en plus les sociétés civiles dans toutes leurs diversités. Toutes s’appuient sur de solides bases de financement de leurs Etats respectifs et toutes élargissent leur périmètre d’intervention par le biais de financements complémentaires, par définition plus aléatoires mais également souvent plus volumineux.

Côté bailleurs, le secteur étroit de la coopération médias ne correspond plus qu’à la partie la plus visible des financements. En effet, le travail aux côtés des médias du Sud est maintenant communément perçu comme un démultiplicateur et un outil d’appropriation qui peuvent accompagner de multiples projets de développement.

De nombreux appels visent la société civile et incluent de plus en plus l’utilisation que les organisations locales font des outils médiatiques pour assoir leur influence et rechercher l’adhésion des populations. Le paysage médiatique s’est irrémédiablement élargi au delà du périmètre des médias historiques (radio, télévision et presse écrite) pour regrouper bon nombre de supports numériques, d’applications et d’offres complémentaires qui proposent autant d’espace d’information et de débat.

Non seulement l’éligibilité des volets médias s’étend à plus d’appels mais encore de nouveaux modes de financement voient le jour. Ainsi, en 2015, les premiers fonds fiduciaires ont été créés pour agir de façon concentrée, massive et coordonnée autour de priorités aux effets dévastateurs : le soutien aux réfugiés syriens, la reconstruction de la Centrafrique, la lutte contre les migrations forcées sont maintenant traités en dehors des priorités traditionnelles de voisinage ou de droits de l’Homme. Cette approche offre une nouvelle option pour agir en profondeur et en coordination avec des programmes éducatifs, de santé et de sécurité.